Dernière mise à jour : 18 mai 2026
La cystite radique est une complication bien connue de la radiothérapie pelvienne qui se traduit par la présence de sang dans les urines. Plusieurs patients se présentent à mon cabinet d’urologie pour une hématurie survenant après une radiothérapie pelvienne. Ce symptôme devient souvent un problème chronique qui affecte considérablement la qualité de vie.
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La radiothérapie pelvienne est un traitement courant du cancer de la prostate, du cancer du col de l'utérus et du cancer colorectal. Bien que le faisceau soit dirigé vers les cellules cancéreuses, il est impossible d'épargner complètement les organes environnants. La vessie urinaire se trouve dans le pelvis et est susceptible de dommages à long terme induits par les radiations.

On observe une cystite radique chez environ 51 % des patients ayant des antécédents de radiothérapie pelvienne. Les saignements ne surviennent pas immédiatement après la fin de la radiothérapie : il faut un certain temps pour que les rayons provoquent une inflammation chronique de la vessie. La cystite radique tend à se manifester à deux moments précis :
- Dans les 3 à 6 mois suivant une radiothérapie pelvienne
- Après 6 mois post-radiothérapie — apparaissant le plus souvent environ 10 ans après la fin de la radiothérapie

Plan de traitement de la cystite radique — 2 phases
- Phase de saignement actif
- Lavage de vessie pour hémorragie massive
- Identifier et traiter les causes corrigeables telles que l'infection des voies urinaires
- Hospitalisation si nécessaire pour la stabilisation du patient
- Hémostase endoscopique si le saignement persiste malgré les mesures conservatrices

- Phase stable
- Oxygénothérapie hyperbare — La cystite radique résulte d'une inflammation chronique de la vessie due à une hypoxie tissulaire. Le placement du patient dans une chambre à oxygène hyperbare améliore l'oxygénation des tissus vésicaux, favorisant ainsi la guérison et la disparition de l'hématurie chronique. Taux de réussite pouvant atteindre 96,1 % lors du suivi à 6 mois.
- Médicament oral (polysulfate de pentosane) — Crée une couche protectrice supplémentaire à la surface de la vessie, réduisant l'exposition de l'urothélium à l'urine. Début d'action 1 à 8 semaines.
- Thérapie intra-vésicale — L'instillation de formol présente un taux de réponse de 60 à 90 %, mais comporte un risque d'insuffisance rénale aiguë et d'insuffisance respiratoire. L'acide hyaluronique constitue une alternative plus sûre qui favorise la cicatrisation des tissus conjonctifs, avec un taux de réponse pouvant atteindre 92 % selon les rapports.
- Dérivation urinaire — Réservé aux patients qui échouent à toutes les autres modalités de traitement. Une néovessie est créée et connectée à la paroi abdominale (stomie).

Le message clé pour les patients est que la cystite radique est une maladie chronique qui nécessite une prise en charge étape par étape et de la patience quant à l'évolution clinique. Une évaluation spécialisée précoce conduit à de meilleurs résultats de traitement.
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Foire Aux Questions Sur la Cystite Radique
La cystite radique est une inflammation de la vessie causée par la radiothérapie. Elle touche généralement les patients traités pour un cancer du pelvis, comme le cancer de la prostate, le cancer du col de l'utérus, le cancer du rectum ou le cancer de la vessie.
La cystite radique est une inflammation chronique de la vessie provoquée par une radiothérapie pelvienne — le plus souvent à la suite d’un traitement contre le cancer de la prostate, le cancer du col de l’utérus ou le cancer colorectal. Elle touche environ 51 % des patients qui subissent une radiothérapie pelvienne. La vessie est particulièrement vulnérable car elle se trouve dans le champ d’irradiation ciblant les organes adjacents. Les symptômes, notamment la présence de sang dans les urines, peuvent apparaître dans les 3 à 6 mois suivant la fin de la radiothérapie, voire jusqu’à 10 ans après.
Le traitement le plus efficace de la cystite radique dépend de sa gravité et de ses symptômes. Voici les options les plus courantes : * **Traitement conservateur :** * **Hydratation abondante :** Boire beaucoup d'eau aide à diluer l'urine et à réduire l'irritation de la vessie. * **Médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) :** Des médicaments comme l'ibuprofène peuvent aider à soulager la douleur et l'inflammation. * **Antispasmodiques urinaires :** Des médicaments comme l'oxybutynine peuvent aider à réduire les spasmes de la vessie et la fréquence urinaire. * **Des conseils diététiques :** Éviter les aliments et boissons irritants pour la vessie (caféine, alcool, aliments épicés, agrumes) peut être bénéfique. * **Traitements plus invasifs (pour les cas plus sévères ou persistants) :** * **Instillations intra-vésicales :** Des solutions médicamenteuses (comme le diméthylsulfoxyde - DMSO, l'acide hyaluronique, le sulfate de chondroïtine) sont introduites directement dans la vessie à l'aide d'un cathéter. Ces traitements visent à apaiser la paroi de la vessie. * **Traitements endoscopiques :** Dans certains cas, une cystoscopie peut être réalisée pour cautériser les vaisseaux sanguins qui saignent ou pour gérer d'autres complications. * **Oxvgenation hyperbare :** Cette thérapie consiste à respirer de l'oxygène pur dans une chambre pressurisée. Elle est parfois utilisée pour les cystites radique chroniques et sévères pour favoriser la guérison des tissus. * **Chirurgie :** Dans les cas les plus graves et résistants, où il y a des complications importantes comme des fistules urinaires ou une incontinence insurmontable, une intervention chirurgicale peut être envisagée. **Il est crucial de consulter un urologue ou un autre professionnel de la santé spécialisé pour obtenir un diagnostic précis et un plan de traitement personnalisé.** Ils pourront évaluer la gravité de votre cystite radique et recommander l'approche la plus appropriée en fonction de votre situation.
L'oxygénothérapie hyperbare est le traitement le plus efficace contre la cystite radique en phase stable, avec un taux de réussite pouvant atteindre 96,1 % lors du suivi à 6 mois. Elle agit en augmentant l'oxygénation des tissus vésicaux afin de réparer les lésions hypoxiques causées par les rayons. D'autres options comprennent le polysulfate de pentosane par voie orale (début d'action entre 1 et 8 semaines), l'instillation intravésicale d'acide hyaluronique (taux de réponse pouvant atteindre 92 %) et l'instillation intravésicale de formol (taux de réponse de 60 à 90 %, mais risque plus élevé). La dérivation urinaire est réservée aux cas réfractaires.
Que dois-je faire si je développe des urines sanglantes après une radiothérapie pelvienne ?
Toute épisode d'urination sanglante (hématurie) suite à une radiothérapie pelvienne doit être rapidement évaluée par un urologue. La prise en charge initiale vise à exclure d'autres causes (telles que les infections des voies urinaires), à contrôler les saignements actifs par irrigation vésicale ou hémostase endoscopique si nécessaire, et à stabiliser le patient. Une fois les saignements actifs contrôlés, un plan de traitement à long terme adapté est élaboré en fonction de la gravité et de la réponse au traitement. N'ignorez pas l'hématurie après une radiothérapie pelvienne — une évaluation précoce conduit à de meilleurs résultats.
Si vous avez développé une urine sanglante après une radiothérapie pelvienne, le Dr Soarawee Weerasopone propose des consultations spécialisées au siège de l'hôpital de Bangkok. Prendre rendez-vous.
Avis de non-responsabilité : Ce contenu est rédigé et revu par le Dr Soarawee Weerasopone, urologue certifié au siège de Bangkok Hospital. Il est destiné uniquement à des fins éducatives et ne constitue pas un avis médical. Consultez toujours un professionnel de la santé qualifié avant de commencer tout traitement médical.
Rédigé et révisé par des médecins : Dr. Soarawee Weerasopone (Dr. Pom) – Urologue certifié, Hôpital de Bangkok (siège). Fellowship international : Baylor College of Medicine (États-Unis) · Juntendo University (Japon) · Chang Gung Memorial Hospital (Taïwan).

Le Dr Soarawee Weerasopone (Dr Pom) est un urologue certifié au Bangkok Hospital Headquarters, spécialisé dans la santé masculine, la chirurgie robotique (système Da Vinci) et le traitement des calculs rénaux. Il a effectué des bourses internationales au Baylor College of Medicine (États-Unis), à l'hôpital universitaire Juntendo (Japon) et à l'hôpital commémoratif Chang Gung (Taïwan). Tout le contenu médical de ce site est rédigé et révisé par le Dr Soarawee, sur la base de son expérience clinique et de sa formation internationale.

